Métro, boulot, Église, dodo… une question de zèle

image zèle chrétien

Métro, boulot, Église, dodo… Le cadre chrétien engagé se retrouve facilement pris dans ce rythme invariable. Suivant sa situation personnelle, il ajoutera « famille » à la liste précitée. Passer 70 heures par semaine au bureau, se porter toujours volontaire pour tout à l’Église ou se sentir coupable lorsque l’on n’a pas d’activité productive le week-end, est-ce cela le zèle auquel notre Seigneur nous appelle ?

Le zèle biblique pourrait être défini comme un empressement à faire ce que le Seigneur nous demande, là où il nous place. Un zèle qui est en relation avec Dieu, imitant ce Dieu qui est zélé pour l’amour et contre le péché. Mal orienté, il peut conduire à des excès dramatiques : Jephté [1], Saül [2] ou Paul [3] en sont de très bons exemples.

« Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit et servez le Seigneur » [4]. À l’image du prophète Daniel, notre zèle pour Dieu devrait nous amener à ne pas hésiter si nos supérieurs hiérarchiques nous demandent d’agir en contradiction avec notre foi. Et comme Joseph, notre carrière ressemblera peut-être à des montagnes russes à cause de notre honnêteté. Mais tant que la gloire de Dieu et l’Evangile de Jésus-Christ seront au cœur de notre vie, nous n’avons rien à craindre.

Nous sommes invités à l’effort et le livre des Proverbes en particulier exhorte à un travail consciencieux et constant. Mais comme toute chose dans notre monde marqué par la chute, le travail et le service chrétien peuvent devenir des idoles. Le théologien Bruce Waltke écrivait qu’« une personne qui ressent le besoin de travailler sept jours par semaine devrait se demander quel Dieu elle adore » [5]. En tant qu’ancien jeune cadre dans le secteur financier, cela me parle. Si l’on n’y fait pas attention, notre zèle dans notre travail peut devenir une drogue dure ou une obsession qui envahit toute la vie au détriment du reste.

Le repos est primordial : ce n’est pas pour rien que notre Père dans son infinie sagesse l’a intégré dans les 10 commandements et en a même fait le signe de son alliance avec le peuple d’Israël [6]. Nous devons reconnaître nos limites et les accepter car c’est Dieu qui nous a créés ainsi. Nous ne sommes pas Dieu, il n’y a que lui dont la Bible dit qu’« il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas » [7]. Et comme le dit le vieux proverbe oiseau : « si on ne fait pas attention au zèle, on ne volera pas longtemps »…

Quand je pense au zèle, le mot qui devrait nous rester en tête est le mot « grâce ». Une grâce qui nous amènera peut-être un jour à entendre : « C’est bien, bon et fidèle serviteur […]. Viens partager la joie de ton maître » [8].

Article écrit suite à une méditation partagée lors d’une rencontre du Cercle d’Affaires pour Christ.

Nicolas BLUM, coordinateur régional au GBU

[1] Juges 11.30-40

[2] 1 Samuel 13.8-14

[3] Philippiens 3.6

[4] Romains 12.11

[5] WALTKE, Bruce, Théologie de l’Ancien Testament, coll. Ouvrages de référence, Charols, Excelsis, 2012, p444

[6] Exode 31.12-17

[7] Esaïe 40.28

[8] Mathieu 25.23

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