Votre travail est plus important

Entre débarrasser des tables et écrire des rapports de commerce, quelle est l’importance éternelle du travail?

« Alors tu vas faire des films chrétiens c’est ça? » : voici ce qu’une dame de mon église m’a demandé quand elle a su que j’étudiais le cinéma.  » Est-ce que ce sera ton nom sur l’affiche du prochain Facing the Giants / Le revêtement de Dieu ?

Après qu’on m’ait posé cette question d’innombrables fois pendant mes études, j’ai commencé à me demander pourquoi les chrétiens ont tendance à croire qu’il faut occuper un poste explicitement spirituel afin d’honorer Dieu? Est-ce qu’être un réalisateur de films chrétiens la seule façon de rendre gloire à Dieu? Est-ce que être dans un ministère à temps plein est la seule décision pour un chrétien dévoué ?
Voici quelques points à se souvenir sur la vraie signification d’une vision centrée sur Dieu du travail :

1. Nous sommes tous des missionnaires à temps plein

Au sein de l’église nous avons tendance à élever les positions de pasteurs, missionnaires ou d’enseignants spirituels au-dessus de tous les autres. Ces rôles sont complètement vitaux mais nous ne devons pas croire, à tort, que ce sont les seuls qui ont de l’importance dans le corps de Christ.
Jerram Barrs a écrit: « Nous pensons que évangéliser, annoncer l’Évangile et enseigner la Parole sont les seules actions à avoir de l’importance pour le Royaume de Dieu – tout le reste est secondaire… mais cette pensée est simplement contre ce que la Bible dit. Il nous a appelé à être dans d’autres emplois, et de l’honorer quelque soit notre métier. »

Quand on a demandé à C.S. Lewis si le monde avait besoin de plus d’écrivains chrétiens, il a répondu: « Non, nous avons besoin de plus d’écrivains qui soient chrétiens. » En d’autres termes, nous avons besoins d’individus qui glorifient le Christ à travers leur travail quel qu’il soit, indépendamment de leur fonction. De personnes qui aiment Dieu, vivent de façon honnête et intègre, qui s’efforce de donner le meilleur d’eux-mêmes et d’incarner la vérité, la beauté et la bonté dans toute situation.

Même si j’aime beaucoup mon travail actuel, je me suis parfois demandé si j’avais besoin de m’engager à plein temps dans le ministère pour vraiment glorifier Dieu. Cependant, comme Barrs l’ajoute: « quelque soit le métier que vous faites, c’est un appel saint, sacré, une responsabilité qui vous est donnée par Dieu pour le servir ici.

Au lieu de penser que seuls les missionnaires ou ceux qui ont un métier en lien avec le ministère sont ceux qui plaisent vraiment à Dieu, nous devons nous rappeler que chaque emploi est important. Et si on arrêtait de faire la différence entre « sacré » et « séculier » et qu’à la place on cherchait à aimer Dieu et notre prochain dans le travail que nous occupons ?

Nous n’avons pas besoin d’être un missionnaire pour exercer le ministère. Nous pouvons être des missionnaires dans notre travail actuel en donnant notre maximum, traitant nos collègues et clients avec respect et en réalisant que nos carrières peuvent être un moyen d’adorer Dieu. Nous pouvons être des missionnaires dans notre travail en faisant attention à bien représenter Christ par nos paroles, nos actions et décisions. Nous pouvons être des missionnaires dans nos carrières en visant l’excellence dans notre domaine, et en faisant preuve d’honnêteté et d’intégrité.

2. Nous servons Christ dans n’importe quel travail

Après mes études, mon premier emploi était comme assistant photographe avec le service photographie d’une école. Je devais me réveiller autour de 4h30 tous les matins, conduire pour me rendre dans les écoles du quartier de Los Angeles et travailler à temps plein pour un salaire loin de mon idéal : je n’appréciais pas ce travail.

Et un jour je me suis demandé comment je réagirais si Jésus venait se faire prendre en photo. Ça peut vous paraitre un peu tiré par les cheveux mais nous sommes faits à l’image de Dieu, après tout, et si Jésus lui-même apparaissait soudainement, est-ce que je l’accueillerais à contrecœur parce que c’est mon travail ? Est-ce que je serais en train de taper du pied en surveillant l’heure jusqu’à la fin de la journée ? Ou est-ce je le servirais dans la joie complète, en prenant plaisir dans l’accomplissement de mes taches inferieures pour la seule et bonne raison que je sers Christ.

La réponse est évidente. Si le Dieu de l’univers arrivait sur mon lieu de travail simplement alimentaire, je me ferais un honneur de le servir. Cette prise de conscience a commencé à changer ma façon de voir ce travail et les personnes avec qui je travaillais.

La plupart d’entre nous ne vont pas trouver le travail de nos rêves tout de suite après la fin de nos études, beaucoup vont peut-être avoir à faire face à des patrons difficiles, des collègues grossiers et des situations frustrantes. Certains vont même parfois passer des années à trimer dans un emploi que nous ne supportons pas. Ce genre de situation peut être l’occasion de devenir cynique, acerbe, découragé ou indifférent.

Mais au lieu de succomber à ces émotions rappelons-nous que n’importe quel travail peut devenir une opportunité pour servir notre prochain comme si nous servions Jésus en personne. Comme nous pouvons le lire dans Colossiens 3.23 :  » Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. » Tous les emplois ne nous donnent pas une impression d’être utile ou d’avoir une importance particulière mais ils sont tous une opportunité de servir.

3. Servir Dieu où on se trouve maintenant, peu importe le lieu

Quand on sert Christ, le plus important ce n’est pas ce que nous allons faire dans le futur mais de ce qu’on fait dans le moment présent. Dieu est avec nous en ce moment, ici même, parce que notre situation n’a rien de particulièrement épique ou excitante.

Parfois l’idée qu’on se fait de servir Dieu dans un pays étranger nous parait plus exaltante que le servir dans notre poste de barman ou de vendeuse. Cependant nous devons nous souvenir que tout ce que nous faisons est une occasion de servir Dieu. L’important n’est pas d’honorer Dieu par le travail que nous occupons mais surtout avec quelle attitude on l’effectue.

Comme l’a dit Martin Luther: « Le cordonnier chrétien fait bien son travail de cordonnier, non pas en mettant des petites croix sur les chaussures, mais en créant des chaussures de qualité, parce que Dieu s’intéresse à la cordonnerie. » Que ce soit notre travail rêvé, un tremplin pour votre carrière ou un travail que nous ne supportons pas, utilisons tous les postes comme une opportunité d’aimer Dieu et notre prochain de tout notre cœur.

 

De Rebekah Bell, publié initialement sur http://www.relevantmagazine.com/life/career-money/your-job-more-important-you-think, le 12 mars 2014.

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